Eléments constitutifs

Principe de base :

Pour faire fonctionner un moteur au GPL, c'est en fait relativement simple, si l'on schématise à l'extrême : c'est comme pour l'essence, on admet un mélange gazeux air-carburant soigneusement dosé dans le cylindre et on l'enflamme à l'aide de l'étincelle de la bougie.

Dans la réalité, pour arriver au mélange air-carburant soigneusement dosé, il y a quelques éléments spécifiques dans une voiture équipée pour fonctionner au GPL :


Un réservoir :
Le réservoir d'essence reste généralement en place. Il est parfois remplacé par un réservoir plus petit pour laisser de la place au réservoir de GPL lorsque l'on a la chance de pouvoir le disposer sous le véhicule ( 4x4 ou véhicule ayant une grande garde au sol ). Un réservoir additionnel spécifique au GPL est installé dans la voiture.
Il peut prendre deux formes :
Réservoir cylindrique classique : c'est le type de réservoir le plus ancien, en gros une bouteille de gaz cylindrique. Il peut avoir une grande contenance, jusqu'à plus de 100 litres. Il coûte moins cher qu'un réservoir torique. Il est installé dans la majeure partie des cas dans le coffre de la voiture.
Réservoir torique : C'est un type de réservoir qui n'est autorisé que depuis quelques années. Il prend la place de la roue de secours et il en a la forme. De fait, le coffre n'est pas occupé et conserve toute sa contenance. Ce type de réservoir est plus cher qu'un réservoir classique. Il est aussi de moins grande contenance, de 45 à 60 litres.
Personnellement, j'ai opté pour un réservoir cylindrique classique sur ma dernière voiture équipée. Mon choix a été justifié par le prix d'une part et par la contenance du réservoir d'autre part. Un dernier élément a fait définitivement pencher la balance : le fait d'être privé de roue de secours en cas de réservoir torique. C'est sûrement très psychologique (car l'on crève très rarement de nos jours ), mais la roue de secours me rassure. Cela ne m'empêche pas d'ailleurs d'avoir une bombe anti-crevaison dans le coffre.....


Quelques accessoires indispensables autour du réservoir :


Un embout de remplissage : permet le remplissage sous pression du réservoir.
Pour ceux qui circulent dans d'autres pays, les embouts ne sont pas tous les mêmes.
Le modèle français permet un verrouillage à l'aide de griffes. Certains modèles de poignée sur la pompe de la station service sont plus pratiques que d'autres. C'est de toute façon un système qui permet un raccordement assez rapide.
En Belgique le raccord se réalise à l'aide d'un banal système de vis/écrou. Fort heureusement, il existe des adaptateurs qui permettent de faire le plein en Belgique avec une voiture française... et vice versa ....
Il existe un troisième type d'embout utilisé en Hollande. Le verrouillage se fait par un système d'ergot et d'un écrou spécial 1/4 de tour
Pour voir une photo de l'orifice de remplissage intégré dans le pare chocs >>
Pour voir les schémas des embouts étrangers >> et les mêmes raccords étrangers en photos >>


Des tuyaux : cela peut paraître évident, mais une installation pour être homologuée ne peut pas utiliser n'importe quels tuyaux. Il s'agit exclusivement de tuyauterie en cuivre recuit et gainé d'une matière plastique.
Une polyvanne : derrière ce nom barbare se cache l'organe qui permet :
d'obturer le réservoir,
d'assurer les liaisons de remplissage et d'alimentation moteur,
d'assurer la fonction de sécurité interdisant le remplissage à + de 85%,
de faire le report de jauge au tableau de bord.
Sur certains réservoirs dits à plaque, ( d'origine hollandaise principalement ), il n'y a pas de polyvanne. Les différentes fonctions sont assurées par des organes différents ayant chacun leur orifice. Il y a donc sur la plaque un orifice pour le remplissage, un pour l'alimentation du moteur, un pour la jauge et un pour la soupape de sécurité. Les différents organes sont donc séparés et interchangeables de façon individuelle à un coût moindre que dans le cas d'une polyvanne.
Pour voir une photo de polyvanne >>
Une seconde électrovanne : placée dans le compartiment moteur, elle sert d'organe de coupure normal en cas de fonctionnement à l'essence.
Pour voir une photo de l'électrovanne >>
Une électrovanne de sécurité : qui coupe le gaz en sortie de réservoir en cas de fonctionnement à l'essence ou d'accident. ( Cf. photo de la polyvanne )
Le vaporisateur-détendeur : c'est un des organes principaux du système. Son rôle est dans un premier temps de faire passer le GPL de la phase liquide à la phase gazeuse. Dans un second temps, il doit abaisser la pression du gaz vaporisé à une valeur très proche de la pression atmosphérique. Le changement du GPL de phase liquide en phase gazeuse absorbe beaucoup de chaleur. Pour éviter que le vaporisateur ne givre sous l'effet du refroidissement il est constamment parcouru par le liquide de refroidissement moteur qui le réchauffe. Une déviation sur le circuit d'origine du refroidissement moteur est donc réalisée à cet usage.
Pour voir une photo de vaporisateur-détendeur >>
Un organe de mélange gaz-air : situé juste avant le carburateur ( parfois intégré au carburateur même ) ou le papillon d'air pour les moteurs à injection, cet organe permet au moteur d'aspirer un mélange correctement dosé qui engendre un fonctionnement régulier.
Pour voir une photo de mélangeur installé >>
Pour voir une photo de mélangeur démonté ( vous pouvez voir le détail des coupelles qui créent le venturi destiné à générer la dépression utile à l'aspiration du GPL, j'ai eu l'occasion de réaliser cette photo suite à un coup de flashback qui avait sorti les coupelles de leur logement !! ) >>
Une soupape de sécurité : Située sur le réservoir. Son rôle est de laisser échapper du GPL à l'air libre en cas de surpression à l'intérieur du réservoir afin que ce dernier n'explose pas. ( Surtout utile en cas d'incendie du véhicule ).
D'un point de vue technique, la soupape de sûreté doit s'ouvrir lorsque la pression est supérieure à 27 bars dans le réservoir. Elle doit avoir un débit en gaz supérieur à 17,7 m3/min et conserver ces caractéristiques après 6000 cycles d'ouverture/fermeture.
Elle est obligatoire pour toute homologation d'un montage présenté au services des mines depuis le 1° janvier 2000 en France. Elle sera obligatoire sur TOUS les véhicules équipés GPL en date du 31 décembre 2001. Cela veut dire que la mesure est rétroactive à l'ensemble des véhicules déjà équipés au GPL.
NOUVEAU : la date de mise en conformité des réservoirs non équipés d'une soupape de sécurité est repoussée au mois d'octobre 2002...car beaucoup de d'automobilistes n'avaient pas encore effectué la modification au 31 décembre 2001.
A ce titre, ce point précis sera vérifié au contrôle technique à partir de la date d'obligation de mise en conformité et ajouté à la liste des défauts justifiant d'une contre-visite. Pour être acceptée, la modification doit être réalisée et certifiée conforme par un installateur agréé.
Attention : pour les personnes possédant une voiture équipée de longue date, il se peut que le réservoir soit trop ancien ( plus de huit ans ) et doive être changé par la même occasion.
A titre d'aide, l'état français et les installateurs agréés mettent la main à la poche et assurent le financement de +/- 50% de la dépense ( Hors remplacement du réservoir le cas échéant bien sûr ) dans le cas d'un véhicule transformé. Si le montage est d'origine, la plupart des constructeurs prennent l'opération en charge gratuitement ( et ce jusqu'en octobre 2002 )
Des organes supplémentaires sont encore parfois installés, ils sont fonction des types de montages réalisés. Voir dans les pages suivantes qui traitent de ces différents catégories de montage.